Défense des animaux

De ZetaWiki
Aller à : navigation, rechercher
Manifestation de l'association GAIA lors du procès en appel de Freki

La plupart des zoophiles sont des amoureux des animaux. Nombre d'entre eux d'ailleurs sont engagés dans des associations de défense des animaux ou des groupes antispécistes.

Cependant, un certain nombre d'associations de défense des animaux mènent des campagnes contre la zoophilie. Leurs actions de lobbying ont parfois conduit à l'adoption de législations ou de réglementations répressives à l'encontre de la zoophilie dans des pays qui en étaient jusque là dépourvus.

Le fonctionnement de ces lobby est toujours le même, il se base sur de la désinformation, en se basant sur des faits altérés, qui n'ont jamais existé, pire encore, sur des rapports de spécialiste qui n'existent pas.
Ce fonctionnement basé sur la désinformation est visible sur cette page que nous lui consacrons (cliquez ici pour y accéder).


Moyens juridiques

Outre le lobby qu'elles peuvent mener en faveur de l'interdiction des rapports sexuels avec les animaux, les associations de défense des animaux disposent de moyens juridiques.

Aux termes de l'article 2 du Code de procédure pénale (CPP) : « L'action civile en réparation du dommage causé par un crime, un délit ou une contravention appartient à tous ceux qui ont personnellement souffert du dommage directement causé par l'infraction ». Les associations, ou, plus généralement, les personnes morales qui défendent un intérêt collectif spécifique ne sont jamais directement et personnellement lésées par les infractions qui portent indirectement atteinte à cet intérêt et ne devraient donc pas pouvoir se constituer parties civiles.

Cependant, dérogeant au principe posé par l'article 2 CPP, de nombreuses dispositions législatives, insérées dans les articles 2-1 à 2-21 du même code (ou dans d'autres codes) ont été adoptées ces dernières années pour reconnaître à ces personnes morales le droit de se constituer partie civile.

C’est ainsi que l’article 2-13 CPP reconnaît aux associations de défense et de protection des animaux le pouvoir de se constituer partie civile pour « les infractions réprimant les sévices graves ou actes de cruauté et les mauvais traitements envers les animaux ainsi que les atteintes volontaires à la vie d’un animal prévus par le code pénal ». Les infractions visées par cet article 2-13 CPP sont donc celles prévues par les articles 521-1 (à l’exception des sévices sexuels et de l’abandon), R. 654-1 et R. 655-1 du Code pénal. Les associations de défense des animaux réclament également de pouvoir se porter parties civiles dans les affaires de zoophilie et d'abandon et de pouvoir le faire dans le cadre d'autres dispositifs de protection des animaux qui ne figurent pas au code pénal. En effet, ces infraction prévues à l’article 521-1 code pénal ne sont pas listés par l’article 2-13 CPP[1].

Argumentaires anti-zoophile de ces associations

Arguments pseudo-scientifiques

Selon l'association GAIA[2], Des vétérinaires et des spécialistes du comportement canin estiment que de telles perversités peuvent provoquer des lésions douloureuses aux parties génitales et des infections internes. De plus, le tout peut entraîner de sévères perturbations du comportement car les chiens abusés sexuellement verront des objets sexuels dans tout ce qui bouge ou pas. Le danger pour les enfants pouvant être sévèrement mordus par de tels chiens dans une famille qui les adopte n'est pas une utopie.

L'argument physiologique

Les animaux n'ont pas été physiquement créés pour avoir des rapports avec des humains. Quand cela se produit c'est un viol, et qui peut dire qu'un violeur d'animal ne sera pas le prochain violeur d'enfant ?

L'objection physiologique est plus entendable et vraie dans certains cas. Tout dépend du rapport de taille entre l'homme et l'animal, et cela dans les deux sens. Les zoophiles qui aiment les animaux, ne souhaitent pas les faire souffrir et proscrivent notamment, les rapports sexuels traumatiques pour les animaux comme par exemple avec les oiseaux.

Le problème du consentement

Les associations de défense des animaux mettent souvent en avant l'absence de consentement de l'animal. Elles assimilent donc la zoophilie à un viol. L'objection est sérieuse mais pas si simple.

L'animal n'a pas de pensée perverse

C'est un lieu commun chez de nombreux défenseurs des animaux que d'humaniser l'animal. C'est faire fi de nos spécificités et de nos différences qui font toute la recherche de la relation homme-animal. Ainsi on peu lire sur un forum dans un post sur la zoophilie: "un chiens qui monte sur les genoux est en principe un acte de dominance. Les chiens n'ont pas un esprit pervers, au pire la seule raison qui les poussent à avoir des "actes sexuels" entre eux c'est pour préserver leur race qui est pour eux tout à fait nature"

Comme si le plaisir n'appartenait qu'à l'homme. Comme si les chiens se préoccupaient en premier du concept de la préservation de la race: un darwinisme déformé. Comme si surtout pour l'animal la perversité avait un sens.

L'animal enfant

Très souvent l'animal est comparé à un enfant. A l'idée que l'on pourrait pratiquer des actes sexuels avec les animaux dès lors que l'on aurait pas l'intention de leur faire du mal, GAIA répond par exemple que de telles "excuses" sont fréquentes chez les violeurs d'enfants.

Sur le blog belge "bien être des animaux" on peut notamment lire suite à l'adoption de la loi belge interdisant la zoophilie que son extension aux sites zoophile sur internet devrait en être une suite logique:

"CECI, EN CONSIDÉRATION QU'UN ANIMAL EST UN ÊTRE INNOCENT ET SANS DÉFENSE, AU MÊME TITRE QU'UN ENFANT MINEUR D'ÂGE... ! IL EST DONC PRIMORDIAL, SELON LE RESPECT DU, D'ÉTENDRE ET DE CONSIDÉRER QUE LES IMAGES DE ZOOPHILIE, LES SITES INTERNET QUI LES DIFFUSENT, LES MOTEURS DE RECHERCHES, CRÉENT UNE ATTEINTE MORALE AUX BONNES MŒURS, ET ENTRAINANT UNE MAUVAISE IMAGE A BANNIR DE LA TOILE COMME DE TOUTES AUTRES PUBLICATIONS ET PROMOTIONS. LE CRIME EST LE MÊME... !!! "(Je vous laisse le soin de comparer les actes commis sur des enfants à ceux commis sur des animaux). "Point n'est besoin d'un dessin pour comprendre ! L'acte comme la promotion sont aussi criminels et malveillants l'un que l'autre."

Associations de défense des animaux anti-zoo

Nous répertorions ci-dessous un certain nombre d'associations qui mènent des campagnes contre la zoophilie. Certaines d'entre elles ont particulièrement été actives pour obtenir des modifications législatives qui interdisent la zoophilie. D'autres encore ont œuvré pour faire arrêter des zoophiles en n'hésitant pas à traquer des personnes sur la toile.

Attention: Certaines associations se livrant à une véritable chasse aux zoophiles il convient d'éviter d'introduire des liens vers leurs sites web.

Voir aussi la catégorie Connaissez vos ennemis ! qui répertorie des personnes s'étant illustrées par leurs positions anti-zoo.


Associations françaises

Fondation Assistance aux animaux

La Fondation Assistance aux animaux[3] s'est portée partie civile conjointement avec la SPA[4] et la Fondation Brigitte Bardot dans un procès contre un homme accusé de maltraitance et de zoophilie sur une petite chienne qu'il avait adopté. Il a été condamné pour maltraitance et sévices de nature sexuelle sur l'animal en mars 2008 par le tribunal d'Évry.

Fondation Brigitte Bardot

Même si l'on ne trouve pas vraiment trace du sujet sur le site web de la fondation, la Fondation Brigitte Bardot[5] semble être active contre la zoophilie.

La Fondation Brigitte Bardot et la SPA se sont portées parties civiles dans le premier procès pour "sévices de nature sexuelle exercé sur un animal" ayant conduit à la création en 2007 d'une première jurisprudence sur l'application de l'article 521-1 du code pénal issus de la loi Perben II de 2004.

Elle s'est de nouveau portée partie civile avec la SPA et la Fondation Assistance aux animaux dans un procès contre un homme accusé de maltraitance et de zoophilie sur une petite chienne qu'il avait adopté. Il a été condamné pour maltraitance et sévices de nature sexuelle sur l'animal en mars 2008 par le tribunal d'Évry.

Ligue française des droits de l'animal

La Ligue Française des Droits de l’Animal (LFDA)[6], prétend être un centre de réflexions éthiques, d’informations pluridisciplinaires, (scientifiques, philosophiques, historiques et sociologiques) et de propositions juridiques visant à rétablir des rapports équilibrés et moins violents entre l’espèce humaine et les autres espèces animales.

La fondation s'est réjouie de la première application de l'article 521-1 de la loi de 2004 ayant conduit à la condamnation d'un zoophile[7]. Sur son site, l'association affirme que c'est à son initiative que la France a pris "des mesures législatives pour réprimer les pratiques perverses de la zoophilie désormais considérées comme des sévices". Dans son Bulletin n°56 de janvier 2008, elle prétend encore avoir obtenu cette modification du code pénal "après 8 années d'interventions et de démarches". De bons amis quoi!

Un post bien documenté de la modératrice d'un forum de Protection des animaux décrit plusieurs actions menées pendant cette période. En 1996, la Fondation aurait été informée par un ancien fonctionnaire de police, du trafic des bandes vidéo pornographiques zoophiles, de son importance, et de ses connexions avec les réseaux pédophiles. L'auteur du post affirme qu'il n'était plus alors possible d'attaquer la perversion zoophile elle-même, puisque le délit d'atteinte aux bonnes mœurs avait disparu du Code pénal en 1994.

Depuis 1996, la Ligue des droits de l'animal aurait donc multiplié ses interventions auprès des ministres de la justice Jacques Toubon (3 courriers) puis Élisabeth Guigou (4 courriers), et auprès du Parquet, pour qu'au moins la diffusion des films pornographiques de nature zoophile soit réprimée. Ces courriers seraient restés sans réponse et le développement d'internet aurait du point de vue de la fondation aggravé la situation.

La Ligue des droits de l'animal aurais alors tenté d'obtenir l'aide de réalisateurs d'émissions télévisées, sans plus de succès. La ligue aurait alors constitué un dossier qui put être remis au Ministre de l'Intérieur et au garde des Sceaux au début de 2003. Le Cabinet du ministre de la Justice aurait alors fait savoir au Professeur Jean-Claude Nouët, président de la Fondation Ligue des droits de l'animal que le dossier était transmis à la Direction des affaires criminelles.

Selon ce post il en serait résulté que la loi Perben II adoptée le 11 février 2004 modifia le code pénal par une disposition que la Ligue des droits de l'animal n'osait pas espérer. Les actes sexuels sur les animaux étant eux-même réprimés au même titre que les sévices graves et les actes de cruauté.

La Fondation Ligue Française des Droits de l'Animal revendique ainsi l'origine de cette décision. Pourtant l'adoption de cette disposition intervenue en deuxième lecture du projet de loi et par voie d'amendement parlementaire permet en partie d'en douter. D'autant que la Ligue n'est pas la seule à prétendre en être à l'origine. L'inscription dans le droit français de la pénalisation des sévices de nature sexuelle sur les animaux serait peut-être en partie tout autant le résultat d'un hasard heureux pour ces associations que le fruit de leur travail de lobbying mené pendant plusieurs années.

SPA (Société Protectrice des Animaux)

Il n'est pour le moment pas établi que la SPA ait particulièrement oeuvré pour l'adoption des modifications législatives de 2004 qui ont conduit à l'interdiction de la zoophilie en France. Toutefois, depuis quelques années, la SPA informe sur l'existence de cette législation les candidats à l'adoption d'animaux dans ses brochures.

Parmi les propositions de la SPA dans le cadre du groupe 2 des rencontres "Animal et Société" lancées par le ministère de l'agriculture et de la pèche, on trouve (sous le titre "Divers") la demande de mettre un avertissement obligatoire sur les sites traitant de la zoophilie : "la zoophilie est un acte de cruauté puni de deux ans de prison et de 30.000 euros d’amendes par le code pénal".

La SPA avec la Fondation Brigitte Bardot s'est portée partie civile dans le premier procès pour "sévices de nature sexuelle exercé sur un animal" ayant conduit à la création en 2007 d'une première jurisprudence sur l'application de l'article 521-1 du code pénal issus de la loi Perben II de 2004.

La SPA s'est encore portée partie civile avec la fondation Brigitte Bardot et la Fondation Assistance aux animaux dans un procès contre un homme accusé de maltraitance et de zoophilie sur une petite chienne qu'il avait adopté. Il a été condamné pour maltraitance et sévices de nature sexuelle sur l'animal en mars 2008 par le tribunal d'Évry.

[Nota: dans la Gazette Guadeloupéenne des animaux de la SPA Guadeloupe, le 18août 2005 est paru un article sur la zoophilie]

Associations étrangères

GAIA (Global Actions in the Interest of Animals), Belgique

Créée en 1992, cette association Belge mène des campagnes extensives sur la protection animale qui vont de la maltraitance, au transport d'animaux et défend le végétalisme. L'association porté plainte à plusieurs reprises contre des zoophiles.

L'association dispose d'un tableau de chasse bien rempli. Elle a été à l'origine des poursuites contre Freki un belge qui diffusait des photographies de lui avec des chiens.

En 2005, elle fait également arrêter un homme qui lui avait été dénoncé après avoir pris contact avec lui sur internet qui proposait des rapports sexuels avec ses mini-poney. Elle se porte également partie civile dans cette affaire. Comme le premier, l'homme n'est pas condamné pour zoophilie et l'association fait pression sur les parlementaires pour faire modifier la loi belge sur le bien-être animal du 14 août 1986 ce qu'elle obtient en 2007.

Plus récemment, il semble que l'association se soit également portée partie civile dans une affaire concernant un homme ayant sodomisé à plusieurs reprises un poney qui ne lui appartenait pas.

Gaia[8] aurait également porté plainte en avril 2005 contre un site zoophile (à vérifier).

Respek Tiere, Autriche

Ce groupe est avec The Anti-Fur Society, The Anti-Fur Society et l'Associacao animal, est à l'origine d'une pétition auprès du parlement européen réclamant l'interdiction de la zoophilie. Lancée il y a quelques années, la pétition n'a reçu à ce jour (août 2008) que 4000 signatures.

The Anti-Fur Society, USA

Ce groupe est avec The Bright Eyes Society, Respek Tiere et l'Associacao animal, est à l'origine d'une pétition auprès du parlement européen réclamant l'interdiction de la zoophilie. Lancée il y a quelques années, la pétition n'a reçu à ce jour (août 2008) que 4000 signatures.

The Bright Eyes Society, Pays-Bas

Ce groupe est avec The Anti-Fur Society, Respek Tiere et l'Associacao animal, est à l'origine d'une pétition auprès du parlement européen réclamant l'interdiction de la zoophilie. Lancée il y a quelques années, la pétition n'a reçu à ce jour (août 2008) que 4000 signatures.

L'association dispose par ailleurs d'un site web dédié à ce sujet particulier sous le titre "no to animal rape".

Notes

  1. Propositions des Associations de protection animale relatives aux modifications des codes juridiques, groupe de travail mis en place à l’initiative de l’OABA et composé de plusieurs juristes : Frédéric FREUND (OABA-CNPA), Maître Eva SOUPLET (Fondation Assistance aux animaux et 30 millions d’amis), Maître Patrice GRILLON (SNDA), Romy TURPIN (Fondation BARDOT) et Tamara GUELTON (SPA).
  2. www.gaia.be
  3. www.ferme-pedagogique.com/FAAA
  4. www.spa.asso.fr
  5. www.fondationbrigittebardot.fr
  6. www.fondation-droits-animal.org
  7. Références de l’arrêt : Chambre criminelle G O6-82.785 F-P-F
  8. www.gaia.be


--Chiron 1 août 2008 à 20:38 (CEST)